
Avec Orfeo ed Euridice, créé à Vienne en 1762, Gluck fait date : main dans la main avec son librettiste, Ranieri de’ Calzabigi, il porte un coup décisif au vieux genre de l’opera seria, devenu une machine à succès vide de sens. C’est désormais le drame qui prime, avec des airs moins redondants, un choeur et un orchestre plus présents. Douze ans plus tard, à la demande de la jeune dauphine Marie-Antoinette d’Autriche, il adapte l’ouvrage pour Paris. Orphée et Eurydice est un triomphe. Le rôle d’Orphée, initialement dévolu à un castrat, est transcrit pour ténor (ici Sahy Ratia, magnétique jeune chanteur malgache). Les ballets sont étoffés, et Orphée y gagne l’un des plus beaux solos de flûte du répertoire, le « Ballet des ombres heureuses ».
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Billetterie, distribution complète et liste des coproducteurs auprès de l’Opéra de Rennes sur opera-rennes.fr
