Agenda

Cinq pièces pour deux violons et piano – Dimitri Chostakovitch

Dimitri Chostakovitch

(1906-1975)

Cinq pièces pour deux violons et piano

 

Date de composition : 1955

Date de création: inconnue

 

Cinq mouvements

I. Prélude (moderato)

II. Gavotte (tranquillo, molto leggiero)

III. Élégie (andantino)

IV. Valse (tempo di valse, moderato)

V. Polka (vivace)

 

Avant de se consacrer entièrement à la composition, Chostakovitch gagna en partie sa vie en tant que de pianiste accompagnateur de films muets. Par la suite, il tenta une carrière de virtuose, obtenant même un second prix au Premier Concours Chopin de Varsovie de 1927. Sa vie de compositeur célébré par ses pairs changea brutalement du jour au lendemain à la suite de la parution d’un article dans la Pravda, le 28 janvier 1936. L’article non-signé et titré « du chaos en place de musique » faisait suite à la venue de Staline lors d’une représentation de l’opéra Lady Macbeth du district de Mzensk du jeune Chostakovitch. Au cours des décennies qui suivirent et malgré quelques succès remarquables, la production de Chostakovitch fut censurée. Les musiques de films, de ballets, de variété constituèrent l’une de ses rares sources de revenus. Il composa ainsi de nombreuses partitions « alimentaires ».

 

Musicologue et arrangeur de génie, Levon Atovmian réalisa des arrangements, transcriptions et compilations de morceaux à succès pour de nombreux musiciens russes. Il le fit pour son ami Chostakovitch, rassemblant ainsi des extraits de diverses œuvres qui virent le jour entre 1930 et 1955. Cela explique que ce cycle de Cinq pièces pour deux violons et piano non-indexé dans le catalogue du compositeur, ne comporte pas de numéro d’opus.

Tantôt nostalgiques, tantôt humoristiques mais sans aucun sarcasme toutefois, ces miniatures décrites comme les « pièces de salon » font appel aussi bien à la musique du film Le Taon (1955) – pour le Prélude – qu’à la musique de scène de La Comédie humaine (1934) – dans la Gavotte. Peu importe les sources de ces pages sans prétention qui peuvent être jouées par de bons amateurs. Elles privilégient de manière simple, la clarté de la mélodie et des rythmes, devenant ainsi le refuge attendrissant d’un musicien qui dissimule aux oreilles du régime, ses pièces symphoniques et de musique de chambre importantes. Il lui faut attendre des lendemains qui « chantent ».