
Avec cent musiciens sur scène, grâce à la collaboration inédite de l’Orchestre national de Bretagne et de l’Orchestre de Picardie, la partition de Mahler sera à la hauteur de l’évènement ! Après trois symphonies intégrant la voix chantée, la Cinquième retourne à l’orchestre seul et prouve que les instruments suffisent à convoyer les émotions les plus fortes. Dans la marche funèbre, Mahler fait ses adieux à une période difficile, maintenant que l’avenir lui sourit. Dans le vaste scherzo mêlé de danses populaires, explique-t-il, « l’ensemble tourne comme un tourbillon, comme une ronde ou comme la chevelure d’une comète ». Le finale déborde de la même vitalité, pavé lui aussi de rythmes de danse. Mais ce que la postérité a surtout retenu de cette partition, c’est l’adagietto placé entre ces deux mouvements : un chant d’amour à la jeune épouse de Mahler, Alma Schindler, que Luchino Visconti a immortalisé dans son film Mort à Venise.
