
En enregistrant en 2001 les trois symphonies de Louise Farrenc (label Pierre Vérany), l’Orchestre de Bretagne (pas encore national) a posé un jalon inestimable dans la redécouverte de cette compositrice qui a su, au milieu du XIXe siècle, s’imposer dans ce genre, fief bien gardé par la gent masculine. L’Orchestre retrouve cette musique gracieuse comme du Mozart, emportée comme du Schumann. On aura auparavant vogué sur des mers bretonnes, en compagnie de Marie-Laure Garnier sublimant la création originale de Pierre Chépélov, ou plus lointaines : Mendelssohn nous emmène au nord de l’Écosse. Le compositeur traduit le saisissement qu’il éprouva, à 20 ans, en découvrant une grotte de l’archipel des Hébrides, dont les monumentales colonnes basaltiques étaient battues à chaque marée par les flots furieux.

