
Le 3 juillet 1822, Schubert couche sur le papier un court texte, Mein Traum (Mon Rêve), mise en scène symbolique de ses tourments : son inadéquation aux normes sociales, son sentiment d’être différent, sa joie toujours teintée de tristesse, et la musique, seule consolation, qui tente de transmuer la douleur en beauté – une réaction peut-être aux premières atteintes de la syphilis qui l’emportera six ans plus tard, à 31 ans. En résonance à ce texte qui sera lu durant le concert, Nicolas Ellis imagine une sorte de « symphonie transfigurée » qui, de Lieder en mouvements de symphonies (la Cinquième et l’Inachevée), nous fera voyager à travers les plus belles pages du compositeur : certaines douces et oniriques, d’autres hallucinées ou emportées, mais toutes sublimes.
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En partenariat avec Dialogues européens – Les Champs Libres.
