
Vivaldi fut l’un des premiers à s’emparer de la clarinette dans ses opéras mais, de ses quelque cinq cents concertos, aucun n’est dévolu à cet instrument seul. D’où l’idée d’Andreas Tarkmann d’en fabriquer trois de toutes pièces à partir d’airs d’opéras. Comme le prouve aussi l’air « La Tortora » (La Tourterelle), issu de l’oratorio Juditha Triumphans, en matière de virtuosité et de lyrisme, la clarinette n’a rien à envier à la voix. La clarinette emprunte encore un concerto pour violon à la vénitienne Maddalena Laura Sirmen, contemporaine de Mozart. Mais le concerto de Johann Stamitz est bien original : composé pour l’orchestre de La Pouplinière, le protecteur de Rameau, c’est même le premier concerto pour clarinette de l’histoire.

