
« Ici prévaut une mélancolie fascinante qui semble refléter en elle-même toute la beauté des paysages norvégiens, parfois grandioses et sublimes dans leur vastitude, parfois gris et ternes, mais toujours pleins de charme », complimenta Tchaïkovski. Sous les doigts virtuoses d’Arielle Beck, tout juste 18 ans, révélation des Victoires de la Musique Classique 2026, le concerto de Grieg révélera ce charme, mais aussi sa puissance, notamment dans la vivifiante danse norvégienne finale. Tout le programme célèbre la nature boréale, avec un sommet dans la Cinquième Symphonie de Sibelius, dont le spectaculaire finale traduit la majesté d’un envol de cygnes. Le chef qui en dirigea la première audition en 1915, Robert Kajanus, nous livre en ouverture une délicieuse Rhapsodie finlandaise.

