
Lorsqu’il reçut la commande d’une partition pour l’université d’Oulu, le finlandais Einojuhani Rautavaara composa ce concerto où oiseaux de la nature environnante – enregistrés et diffusés durant l’œuvre – et oiseaux orchestraux se répondent dans un langage néo-romantique. Ross Edwards signe lui aussi une œuvre très accessible, mais c’est la nature australienne qu’il salue. Ses oiseaux virtuoses, incarnés par le hautbois (ici Joana Soares, hautbois solo de l’Orchestre), se mâtinent de rythmes aborigènes. La musique de notre temps dialogue avec le passé, puisque Respighi mêle ses imitations de chants d’oiseaux aux orchestrations de pièces de compositeurs baroques et que Haydn nous offre une de ses plus belles symphonies parisiennes, où se glisse un thème rappelant le caquètement des poules.
