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Concerto pour orchestre à cordes – Nino Rota

Nino Rota   

(1911-1979)

Concerto pour orchestre à cordes

 

Date de composition : 1964-1965 (révision en 1977)

Date de création : 5 janvier 1967 par l’Orchestre Scarlatti de la RAI de Naples sous la direction de Thomas Hungar

 

 

I. Preludio. Allegro ben moderato e cantabile

II. Scherzo. Allegretto comodo

III. Aria. Andante quasi adagio

IV. Finale. Allegrissimo

 

On oublie parfois qu’une grande partie du répertoire du compositeur italien est classique. En témoignent ses dix opéras, cinq ballets ainsi que plusieurs symphonies et concertos ! Nino Rota, qui fut un disciple d’Ildebrando Pizzetti et d’Alfredo Casella, partit sur les conseils d’Arturo Toscanini, étudier la direction d’orchestre aux Etats-Unis auprès de Fritz Reiner. Il compléta ses études avec une thèse consacrée au compositeur de la Renaissance, Gioseffo Zarlino. À partir de 1939 et jusqu’à la fin de sa vie, il enseigna au Conservatoire de Bari.

 

Ces informations paraissent fort éloignées de l’image que l’on garde de Nino Rota, prodigieux compositeur de musiques de films. Ses premières expériences en ce domaine débutèrent très tôt, en  1933. C’est ce répertoire qui le fit connaître et il lui assura une notoriété internationale. Nino Rota légua à la postérité 170 partitions dédiées au Septième Art et dont les plus célèbres sont marquées par son étroite collaboration avec le réalisateur Federico Fellini. Depuis quelques années seulement, le public découvre l’œuvre “classique” du compositeur.

 

L’élégance de la mélodie qui ouvre le Preludio séduit d’emblée dans le Concerto pour cordes que Nino Rota acheva en 1977. Le mouvement est permanent dans l’une de ses œuvres “classiques” les plus célèbres. Et même si quelques indices évoquent les liens qui unissaient l’italien avec Fellini et Coppola, c’est davantage vers ses maîtres Ildebrando Pizzetti et Alfredo Casella que se tourne Rota. Le Scherzo si doucement dansant fait aussi songer à quelques pas de danses des ballets de Serge Prokofiev. Mélodiste de génie, Rota ne perd jamais l’art du chant (italien) lorsqu’il met en avant le jeu du violon solo dans l’Aria. Enfin, l’ironie affleure avec une virtuosité gourmande dans le Finale.