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Adolphus Hailstork
(né en 1941)
Symphonie N°1
Mouvements
I. Allegro
II. Adagio : lento ma non troppo
III. Scherzo : allegretto
IV. Rondo : vivace
Date de composition : 1987, commande du festival d’été Ocean Grove du New Jersey
Date de création : 1987
Formé à la Manhattan School of Music de New York, le compositeur et professeur américain Adolphus Hailstork a étudié avec Mark Fax, Vittorio Giannini, David Diamond et, en France, auprès de Nadia Boulanger. Son catalogue comprend plus de 250 œuvres dans la plupart des répertoires, de la chanson à la symphonie en passant par l’opéra et la musique de chambre. Son écriture est, selon ses propres mots, une sorte « d’hybridité culturelle », associant une grande diversité d’esthétiques européennes et afro-américaines. Son univers sonore demeure tonal et lyrique. James de Priest, Paul Freeman, Daniel Barenboim, Kurt Masur, Lorin Maazel, Jo Ann Falletta ont, entre autres, dirigés ses partitions.
En 1987, le compositeur reçut la commande d’une pièce pour orchestre qui ne devait pas excéder vingt minutes. Ainsi naquit sa Première Symphonie conçue en quatre mouvements. Il la composa dans l’esprit classique, favorisant les dialogues entre divers groupes instrumentaux.
L’auditeur peut déceler de nombreuses influences dès le premier mouvement, Allegro. Les rythmes superposés, enchevêtrés évoquent parfois le souvenir des partitions d’Aaron Copland et, plus encore d’Igor Stravinsky et Leonard Bernstein. Les rythmes sont pulsés, exaltant des pas de danses dans un esprit américain, celui d’un folklore recréé. Un sentiment d’ouverture sur de grands espaces s’impose.
L’Adagio, lento ma non troppo est une douce déclamation aux cordes dans le souvenir d’un mélodiste tel que Samuel Barber. Les pupitres des bois ajoutent une touche délicate et lyrique pour ne pas dire romantique à cette page.
Le Scherzo, allegretto joue de la finesse du tissu sonore, d’une virtuosité et d’une espièglerie délicate notamment pour les vents.
Les rythmes dynamiques explosent en fanfare dans le finale, Rondo vivace, qui apparaît comme la récapitulation des trois mouvements précédents. L’orchestre joue de la rutilance de ses couleurs. On ne peut s’y tromper : voilà bien une œuvre américaine, à l’optimisme irrépressible !
Lexique
Gavotte. Danse à pas glissés (et non sautés) apparue à la fin du 16e siècle. Au 18e siècle, elle est la danse des affects. Bach l’utilisa à de nombreuses reprises.