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Samuel Coleridge-Taylor
(1875-1912)
Four Novelettes for String orchestra and Percussion Op.52 (extraits)
*Quatre Novelettes pour orchestre à cordes et percussions
N°2 en Do majeur Op.52 (Larghetto)
N°4 en Ré majeur Op.52 (Allegro molto)
Date de composition : 1901 à 1902
Date de création : 1902, Conservatoire de Croyden, Angleterre
Londonien de naissance, fils d’un père originaire du Sierra Leone, Samuel Coleridge-Taylor fut élevé dans une famille modeste. Très tôt, il révéla des dons remarquables pour le violon. En 1890, il entra au Royal College of Music de Londres avant de délaisser l’instrument pour la composition. Il étudia auprès de Charles Villiers Stanford, le maître d’Arthur Bliss, Gus-tav Holst, Ralph Vaughan Williams, Frank Bridge, Rebecca Clarke. Stanford l’estimait comme l’un de ses élèves les plus prometteurs. Samuel Coleridge-Taylor fut un chef d’orchestre apprécié et, par la suite, un professeur de composition de la Guildhall School of Music.
Ses œuvres orchestrales et chorales connurent un succès certain bien que l’Angleterre du début du 20e siècle ne facilitât guère la carrière d’un musicien de couleur. Dans ce contexte, il composa un certain nombre de partitions destinées à défendre la cause des afro-britanniques. En 1904, il se rendit aux États-Unis où il fut accueilli comme le porte-parole de la cause de la population noire américaine. Le président Theodore Roosevelt le reçut en audience privée. À partir des années trente, la musique de Samuel Coleridge-Taylor tomba dans un certain oubli.
Les quatre Novelettes associent cordes, tambourin et triangle. Une curieuse instrumentation qui teinte l’esprit romantique de ces pièces, rappelant la novelette de Schumann et la sérénade de Dvorak. Le compositeur reconnut inscrire son écriture dans la tradition du sentimentalisme romantique. Les interventions par petites touches des percussions tirent les pièces vers un blues, certes discret, mais qui accentue la sensualité des rythmes et des pas de danses. Dans la Novelette n°2 dont les cordes jouent “en sourdine”, les déhanchements rythmiques suggèrent avec l’aide d’une fine percussion, la chorégraphie d’une gavotte élégante. La Novelette n°4 est d’un caractère plus moderne. Sa vigoureuse énergie dissimule un soupçon de tendresse, une joie virtuose et un brin provocatrice. Si les Novelettes furent d’abord composées pour violon et piano, Samuel Coleridge-Taylor ne fit pas mystère de sa préférence pour la version orchestrée.